Mes passions   -    Nature   -   travaux manuels   -   broderies 
                                                
 
 

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Texte libre

 

       

Ton Christ est juif.

Ton scooter est japonais.

Ta pizza est italienne

et ton couscous algérien.

Ta démocratie est grecque.

Ton café est brésilien .

Ta montre est suisse.

Ta chemise est hawaiienne.

Ton baladeur est coréen .

Tes vacances sont turques,

 tunisiennes ou marocaines.

Tes chiffres sont arables.

Ton écriture est latine .

Et... tu reproches à ton voisin d'être un étranger.

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Mes travaux manuels : broderie, pâte à sel, tailles de crayon ... souvenirs, enfin ma vie d'hier  et d'aujourd'hui.

Mercredi 31 août 2005

Pour les lapins, nous allions ramasser de l'herbe aidé d'une faucille!...pas facile car c'était une faucille de droitier.

De l'herbe ! Mais pas n'importe qu'elles herbes: pas d'herbes mouillées.Surtout pas de trèfle qui les faisait gonfler, pas d'herbes trop tendre qui leur donnait la diarrhée, pas de mourron rouge qui les empoisonnait . Bien triste sort, pauvre lapin qu'on assommait d'un coup de gourdin, puis que l'on pendait par une patteet puis deux pour leur arracher un oeil, le sang giclait dans un bol ou nous avions pris soin de mettre du vinaigre, ce sang était utilisé pour faire un civet. Avec un couteau on entaillait le pourtour des pattes et l'on tirait la fourrure jusqu'à la queue, ainsi déshabillé, la peau était retournée puis bourrée de pailles ou tendue sur une baguette de coudre que nous ramassions dans la haie.

Je me souviens du gars R'né, pauvre homme ! qu'il a dû souffrir ... Il était imprégné de suint et de graisse. Nos chiens ne l'aimaient pas, ils étaient hargneux et quelquefois la chaîne cassait. Il lui arrivait de faire la sieste dans un fossé

Il passait à vélo et chargé comme un âne , il criait  ! Vous avez quelquechose la maîtresse ? Si c'était un lapin blanc, la peau était plus chère, il repartait en criant : peaux de lapins ,peaux , chiffons , peaux.

J'ai vu mon père... mettre des peaux de lapins retournées, le poil à l'intérieur, attachées au guidon de son vélo pour se protéger du froid .

 
Mercredi 31 août 2005

Les lits étaient rebondis par les matelas et couettes garnies de plumes d’oies, de gros draps de cotons, couverture recouverte d’un couvre pied  de laine uni d’un côté, cretonne fleurie de l’autre…traversin et deux gros oreillers !   

Quand on faisait le lit nous devions battre avec le bâton « de lit » la couette pour la remodeler.  

L’été nous profitions de belles journées pour aérer les couettes et matelas afin de leur redonner du volume.  

 Ca faisait chaud et haut, c’est pour ça qu’on disait : on va monter au lit.

 La toilette     

 

 Le dimanche matin c’était la grande toilette dans la bassine.

Cette espèce de louche "appelée godet"  servait à prendre de l’eau qui sortait par sa queue ; une fois remplie c’était comme un robinet. L’eau s’écoulait sur le pavé légèrement pentu vers l’extérieur…  

  Papa ne se rasait pas tous les jours, juste avant de se changer quand il avait une course à faire, soit une réunion du conseil municipal ou la livraison de sa récolte à "Le maraîcher sarthois" il choisissait  l’heure la plus lumineuse du jour devant un petit miroir accroché à une pointe entre la porte et la fenêtre ou en dessus de l’évier en ciment.

 

Il fallait prévoir de mettre de l’eau à chauffer soit au bain marie de la cuisinière à bois, soit dans la marmite.

 Puis il affûtait longuement sur un cuir à double face, son coupe- choux. Puis après avoir enduit de savon Gibbs son menton plus rude qu’un blaireau, il commencait un grattage en règle… je me souviens du crissement du rasoir.

Ensuite la toilette était vite expédiée avec un coin de serviette mouillée dans une cuvette en émaillée ou galvanisée et du savon de Marseille, c’était pour toute la famille pareille, nous ne connaissions pas les gants de toilette.

Selon le vent      

Je me souviens des cloches des églises! nous les entendions au loin dans le calme de la campagne, selon le sens du vent nous entendions Allonnes, Pruillé le chétif, st Georges du plain ou du bois, Rouillon  et tout le Mans

Le dimanche et fêtes elles sonnaient presque toutes en même temps, il y avait messe partout.

Elles sonnaient les évènements heureux baptêmes, mariages ou le glas pour annoncer qu'un paroissien était parti pour l'au delà.

Matin, midi et soir c'était pour l'angélus (prière ). Pour nous en fin de journée, ça voulait dire qu'il était  7h: les montres et horloges étaient souvent réglées en fonction des angélus*

Les cloches étaient sonnées par le sacristain, un enfant de coeur ou une bonne âme de la commune.

Les cloches des églises paroissiales avaient un language et jouaient un rôle important dans nos vies.


 

 texte en sarthois 

Des petits pois

Des menteries ça ? non, pour sûr, embobiner les gens, c'est point mon habitude à moi.

Vous connaissez tous le gars Guste, bordéger à la petite lande.

L'autre soir, son gars, vla t'y pas qu'y lui dit  en rentrant de l'école:

- Le maître d'école, y m'a dit que c'est point des sapins qu'y a par chez nous, c'est des pins, même il nous a appelé ça des pins maritimes.

Entendre une pareille affaire, le gars Guste s'est monté la tête d'un coup. La mine y a drugi pour de bon .

- En v'là une devinée. Les pins c'est dans c' te forêt. C'est point personne qui va veni nous apprendre si y a des sapins à st-mars. Je suis venu au monde ici, les sapinettes tombant pour ainsi dire dans la marmite par la cheminée. Et j'ai gardé mes vaches dans ces landes de Rhonne, a mangeaient de la pivardaine et des sapinettes et elles avaient même plus de lait dans les cornes que dans le pé.

Avoir son père si affoné, gars Gène a cru bon de faire comme les fouquiets: changer de branche.

Le maître d'école , y m'a dit aussi  que les pois que tu m'as donné pour la leçon , c'est point des pois.

- De què?  Que mes pois c'est point des pois ? Et pi què encore ?

-Eh ben!... Que tes pois y s'appelant des haricots.

Le gars Gène, il a ben cru qu'il allait se faire piaquer la goule, son père y poussait les yeux à sa rencontre.

-Les pois ne seraient pas des pois ! pourtant pour faire maître d'école, faut point être bourri. Faut même être ben esprité. N'empêche, je le défie de trouver dans le canton un jardinier qu'appelle plus les pois les pois. Et, même, n'importe quel jardinier y dirait à ton maître d'école, qu'y a deux sortes de pois: les pois de pied ou à rames et les pois ronds, c'est point pareil en tout . Mais c'est des pois tout de même.

 

Réflexions

 

                         

pâte à sel

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 A méditer

Un jour, un médecin constatera que mon cerveau a cessé de fonctionner et qu'irrémédiablement  ma vie s'est arrêtée.
Quand cela arrivera, voici mon testament
- Donnez mes reins à celui ou celle qui jour après jour, semaine après semaine  va devoir pour vivre être contraint (e) d'être dialysé (e) via une machine .

- Donner ma vue  à une personne qui n'a jamais regardé le soleil se lever, n'a jamais pu voir le sourire d'un enfant ...
- Donner mon coeur  à une personne à qui le sien  n'a jamais procuré  que des souffrances
- Donner ce qui il y a de meilleur afin de redonner vie  à quelques personnes  dans le besoin
- Brûler ce qui reste de moi et disperser mes cendres afin qu'elles fertilisent notre terre et y fassent pousser des fleurs magnifiques.
- Si vous enterrez quelquechose, que ce soit mes fautes, mes faiblesses et tout ce que j'ai fait de mal vis à vis de mes semblables.
Penser au don d'organes

http://www.france-adot.org/index.html





 

 

 

 

 

 

 

                

 

 

 

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