A la campagne !... dans les bourgs tout le monde se connaissait, il y avait de la vie!
Il y avait au moins une épicerie, un boulanger, un café, un boucher charcutier, un maçon, un cordonnier, des couturières qui se déplaçaient de ferme en ferme, aussi des ouvriers agricole
La plupart de ces personnes se déplaçaient à pied ou à vélo et travaillaient à la journée.
Sans oublier qu'il y avait un bureau de poste et un curé dans chaque commune.
La destruction du gui sur les pommiers était obligatoire, car le gui perce l’écorce de l’arbre, tire la sève des pommiers qui produisent moins et puis se propage partout sur les pommiers voisins par les oiseaux ; les gendarmes parcouraient la campagne en voiture ou à vélo pour vérifier dressaient des contraventions aux responsables peu consciencieux.
Le cidre
J’entends encore le clic-clac du pressoir à main.
Avec le cidre les paysans faisait de la goutte, la tolérance ou dépendance dépendait des personnes.
Les uns prenaient une arme ou une larme, les autres un sanglot.
Un patron qui n’aurait pas payé sa goutte n’avait pas d’amis ; la bouteille restait en permanence sur le bout de la table. Le faiseux de goutte passait de ferme en ferme avec son alambic de cuivre rouge et brillant, tout le monde à la campagne faisait brûler. Ca en produisait des rincettes et des pousse-café ! …
Ca rend-t’i ben ?
Santé
Tous les midis scolaire ma grand mère m’accueillait toujours avec le sourire je me souviens quel courage elle avait (avec ses ulcères variqueux qui lui contournaient la cheville) elle se levait tôt le matin, pour vendre sa récolte de fruits, légumes et fleurs en poussant sa charrette à bras. Un petit café par ci, un petit gâteau par là, ses clientes étaient aussi des confidentes et amies.
Nous n'avions donc pas la fée électricité! pas de lumière,
C'était la lampe à pétrole dans la cuisine, la lampe pigeon dans
la chambre. Il y avait aussi la lampe à carbure.
La lampe tempête à pétrole, elle servait pour se déplacer à l'extérieur
. et dans les étables. Eulâ !... Vous en avez une belle chandelle
C'était le falot.
le tablier de Grand' mère
Le principal usage du tablier de Grand' mère était de protéger la robe de dessous, mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau; il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs fêlés qui finissaient dans le fourneau de la cuisinière à bois .
Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides; et quand le vent était frais, Grand' Mère s'en emmitouflait les bras.
Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois .C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.
Les deux coins noués ensemble ,il servait à mettre les haricots verts,quand le giron était plein il fallait le vider et recommencer jusqu'à la fin de la ceuillette.
Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes. Après que les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux. En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.
Grand' Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse.
Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec qu'elle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière et aussi vite remiser à un clou derrière la porte de la cave.
Il était long et enveloppant, souvent en coton bleu avec de fines rayures blanches, les bretelles croisées au dos .
Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier indipensable et qui servait à tant de choses.
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Les lits étaient rebondis par les matelas et couettes garnies de plumes d’oies, de gros draps de cotons, couverture recouverte d’un couvre pied de laine uni d’un côté, cretonne fleurie de l’autre…traversin et deux gros oreillers !
Quand on faisait le lit nous devions battre avec le bâton « de lit » la couette pour la remodeler.
L’été nous profitions de belles journées pour aérer les couettes et matelas afin de leur redonner du volume.
Ca faisait chaud et haut, c’est pour ça qu’on disait : on va monter au lit.
La toilette
Le dimanche matin c’était la grande toilette dans la bassine.
Cette espèce de louche "appelée godet" servait à prendre de l’eau qui sortait par sa queue ; une fois remplie c’était comme un robinet. L’eau s’écoulait sur le pavé légèrement pentu vers l’extérieur… Papa ne se rasait pas tous les jours, juste avant de se changer quand il avait une course à faire, soit une réunion du conseil municipal ou la livraison de sa récolte à "Le maraîcher sarthois" il choisissait l’heure la plus lumineuse du jour devant un petit miroir accroché à une pointe entre la porte et la fenêtre ou en dessus de l’évier en ciment.
Il fallait prévoir de mettre de l’eau à chauffer soit au bain marie de la cuisinière à bois, soit dans la marmite.
Puis il affûtait longuement sur un cuir à double face, son coupe- choux. Puis après avoir enduit de savon Gibbs son menton plus rude qu’un blaireau, il commencait un grattage en règle… je me souviens du crissement du rasoir.
Ensuite la toilette était vite expédiée avec un coin de serviette mouillée dans une cuvette en émaillée ou galvanisée et du savon de Marseille, c’était pour toute la famille pareille, nous ne connaissions pas les gants de toilette.
Selon le vent
Je me souviens des cloches des églises! nous les entendions au loin dans le calme de la campagne, selon le sens du vent nous entendions Allonnes, Pruillé le chétif, st Georges du plain ou du bois, Rouillon et tout le Mans
Le dimanche et fêtes elles sonnaient presque toutes en même temps, il y avait messe partout.
Elles sonnaient les évènements heureux baptêmes, mariages ou le glas pour annoncer qu'un paroissien était parti pour l'au delà.
Matin, midi et soir c'était pour l'angélus (prière ). Pour nous en fin de journée, ça voulait dire qu'il était 7h: les montres et horloges étaient souvent réglées en fonction des angélus*
Les cloches étaient sonnées par le sacristain, un enfant de coeur ou une bonne âme de la commune.
Les cloches des églises paroissiales avaient un language et jouaient un rôle important dans nos vies.
texte en sarthois
Des petits pois Des menteries ça ? non, pour sûr, embobiner les gens, c'est point mon habitude à moi. Vous connaissez tous le gars Guste, bordéger à la petite lande. L'autre soir, son gars, vla t'y pas qu'y lui dit en rentrant de l'école: - Le maître d'école, y m'a dit que c'est point des sapins qu'y a par chez nous, c'est des pins, même il nous a appelé ça des pins maritimes. Entendre une pareille affaire, le gars Guste s'est monté la tête d'un coup. La mine y a drugi pour de bon . - En v'là une devinée. Les pins c'est dans c' te forêt. C'est point personne qui va veni nous apprendre si y a des sapins à st-mars. Je suis venu au monde ici, les sapinettes tombant pour ainsi dire dans la marmite par la cheminée. Et j'ai gardé mes vaches dans ces landes de Rhonne, a mangeaient de la pivardaine et des sapinettes et elles avaient même plus de lait dans les cornes que dans le pé. Avoir son père si affoné, gars Gène a cru bon de faire comme les fouquiets: changer de branche. Le maître d'école , y m'a dit aussi que les pois que tu m'as donné pour la leçon , c'est point des pois. - De què? Que mes pois c'est point des pois ? Et pi què encore ? -Eh ben!... Que tes pois y s'appelant des haricots. Le gars Gène, il a ben cru qu'il allait se faire piaquer la goule, son père y poussait les yeux à sa rencontre. -Les pois ne seraient pas des pois ! pourtant pour faire maître d'école, faut point être bourri. Faut même être ben esprité. N'empêche, je le défie de trouver dans le canton un jardinier qu'appelle plus les pois les pois. Et, même, n'importe quel jardinier y dirait à ton maître d'école, qu'y a deux sortes de pois: les pois de pied ou à rames et les pois ronds, c'est point pareil en tout . Mais c'est des pois tout de même.
http://www.france-adot.org/index.php
A méditer
Un jour, un médecin constatera que mon cerveau a cessé de fonctionner et qu'irrémédiablement ma vie s'est
arrêtée.
Quand cela arrivera, voici mon testament
- Donnez mes reins à celui ou celle qui jour après jour, semaine après semaine va devoir pour vivre être contraint (e) d'être dialysé (e) via une
machine .
- Donner ma vue à une personne qui n'a jamais regardé le soleil se lever, n'a jamais pu
voir le sourire d'un enfant ...
- Donner mon coeur à une personne à qui le sien n'a jamais procuré que des souffrances
- Donner ce qui il y a de meilleur afin de redonner vie à quelques personnes dans
le besoin
- Brûler ce qui
reste de moi et disperser mes cendres afin qu'elles fertilisent notre terre et y fassent pousser des fleurs magnifiques.
- Si vous enterrez quelquechose, que ce soit mes fautes, mes faiblesses et tout ce que j'ai
fait de mal vis à vis de mes semblables.
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