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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 17:32

mes-parents.jpg

 

Cette mode strictement française et limitée aux catholiques naît dès le second Empire pour connaître son apogée à la fin du 19e siècle. Elle touche toutes les catégories sociales.
Le globe de verre  protège cet objet précieux que peut être une couronne de mariée et les symboles qui l'entourent : motifs et miroirs jouissent, dans les croyances, d'un pouvoir réfléchissant censé combattre efficacement le regard malveillant. Tous ont une signification aujourd'hui occultée.
La couronne de fleur d'oranger en cire (couronne ou le bouquet  )est le symbole de virginité et sont  disposés, très souvent fixés, sur une surface matelassée appelée calotte recouverte de velours comme on l'apperçoit sur cette photo.

les motifs végétaux et floraux sont à des fins emblématiques et, ou  décoratives. On y retrouve souvent la feuille de vigne, , lorsqu’elle est représentée dans les bouquets de mariée, est le symbole de prospérité.

La feuille de tilleul, la fidélité 

La feuille de chêne est censée apporter longévité et force au couple,

La pensée qui signifie « je pense à vous , la marguerite, la rose…

 Les miroirs par leurs formes, leurs nombres et leurs positions dans la composition globale expriment diverses symboliques :

le miroir central évoque le reflet de l’âme, la vérité ;

chaque miroir rectangulaire indique une année séparant les fiançailles des noces ;

les miroirs ovales sont les cadeaux portes bonheurs offerts par les demoiselles d’honneur ;

le miroir en forme de losange, signe du bonheur en amour, symbolise l’union des deux sexes ;

le miroir trapézoïdal symbolise l’entente parfaite.

D'autres éléments se retrouvent aussi très fréquemment tel que l'oiseau, la colombe.

La présence d’un oiseau tenant une couronne de laurier est là pour signifier que « comme l’oiseau fait son nid, la femme fonde sa famille » tandis qu’une colombe exprime le désir de paix dans le foyer.

Je garde précieusement ce souvenir de mes parents mais ... il deviendra à l'avenir , plus une pièce de musée.

 

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 11:11

Te souviens tu ma soeur

de la bonne odeur des fricots de Grand-mère,
la soupe embaumait la sarriette.
Le mironton et la blanquette
qui majotaient sur le vieux fourneau noir
ont régalé notre jeunesse.
Le riz cuisait longtemps, longtemps,
nous nous disputions souvent
pour gratter la casserole
car elle prenait toujours au fond .
C'est comme ça qu'il est bon disait Grand -mère

...il y a longtemps qu'elle est partie!

Qu'est-ce qu'elle mijote maintenant au paradis ?
C'était une bonne cuisinière
et elle avait beaucoup d'esprit !!!
C'est elle qui bat les nuages en neige
et la crème fouettée sur mon misage
les jours de neige et de grand vent ...
C'est elle qui fait tout ce remue ménage
maintenant... elle a beaucoup de temps

                                                                                                                                       poème pour sourire Denise Bourré . Daniel Etoc

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 18:36

Il travaille du chapeau
"il est un peu fou"
Quand la tête travaille, on réfléchit beaucoup .
Mais lorsqu'on travaille du chapeau,on n'a pas les idées en place, de la même manière que le bois qui travaille se déforme...
Avant, le chapeau symbolisait la condition sociale : un monsieur à chapeau était un bourgeois.
Il se distinguait des ouvriers et des paysans qui portaient des casquettes ou des bérets.
Selon les expressions,le mot a pris des sens très différents, comme porter le chapeau,"être jugé coupable", et tirer son chapeau  ou chapeau bas, qui expriment l'admiration.
T'occupe pas du chapeau de la gamine, c'est moi qui paye les rubans est une manièreplus développée et plus fantaisiste de dire "occupe toi de tes affaires".
Par ailleurs, pour parler d'une personne azimutée, il existe bien d'autres formules: Il ondule de la toiture, il a une araignée au plafond, il a un petit vélo dans la tête... Sans oublier: il yoyotte de la touffe, la touffe désignant le cheveu etpar métominie, la tête .

C'est un vent à décorner les cocus

"C'est un vent particulièrement violent "
Un vent très fort serait capable de décorner les boeufs aussi bien que les cocus ( un mot qui vient de coucou, la femelle de l'oiseau étant connue pour aller pondre ses oeufs dans d'autres nids que le sien).
Car depuis le xv ème siècle, les cornes sont l'attribut de l'imbécile,en particulier du mari trompé, qui porte ou se fait planter des cornes .

Au  dix- septième siècle est même apparu un mot dérivé, cornard, synonyme de cocu.
Et à Paris, au dix-neuvième siècle,pour désigner un homme à la femme infidèle, on disait qu'il ne pouvait pas passer sous la porte Saint-Denis .

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 22:40

En voici un texte

La Marie -Louise,restez point comme ça sur le bas de la porte, le vent est haut,c'est bon à attrapper un chaud -referdi; entrez donc à la maison.

- Je m'en viens du champ de la foncée, j'vous amème une pènerée de poères de giroufle. Et encore j'é trouvé de l'amuse en chemin . J'ai t'y pas rencontré la mère Besnard,de l'epivan.

- Ah ! dame, elle a toujours la goule en chemin; c'tyla qui ya coupé le filet, y n'a pas perdu cé cinq sous .

Pour sûr, elle a la bagoulouère ben apadencée.

A part de ça, connaissez vous du nouveau ?

Mais assisez vous , mettez vous à votre l'aisi, vous prendrez ben un café. Du nouveau? ben oui. Vous n'avez don point entendu causer de la Joséphine et de son gars Jules de la maure nouère?... Parait que la dernière Toussaint, ils ont fait seulement visite à leu propriétaire.

Promettre sa rente , c'point la poyer

-Y faisant de la goule qui sont plus que nous.

- Ce monde- là y sé point épargner,on peut pas manger le beurre et l'argent du beurre.

- Et le propriétaite y lé rgardant, le vieux crouillé, y tonderé ben un eu(oeuf) pourtant il a du fait (bien, riche) .- Pour ce qui é de ses fermiers, leur affaires est tombées  à ren, y sont ben en derda, les chaudronnées aux trous de choux, ça n'a jamais fait de cochon grâs.

-Ah! pour sûr, une affaire qu'est partie à tombée en duingue-dingue,y a plus ren à en tirer!.

Heulâ, l'angélus qui sonne et ma soupeque pointsu'le feu

ON cause c' la bourre.

-Tout y passe, mais faut que j'm'enretourne vitement . Allez, à vous revoir la maîtresse. Ca sera d'àvot'tour

Je vous laisse un lien vers des specialités sarthoises

http://www.frequence-sille.org/parole/phonotheque.php

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 20:29
(déja paru dans mes mémoires)
 

La batterie était une grande affaire, il y avait beaucoup de monde ce jour là:
Une vingtaine de personnes composées de voisins et amis .
Grand' père Rousseau avait une machine à battre, nous en étions fiers .

vieille photo sans retouche (1945 environ), je suis en bas à droite.

Dans la chambre, pièce ou nul ne pénètre habituellement était dressée

la grande table recouverte de

draps blancs en guise de nappes et au menu:

Poule au

 pot avec son bouillon et ses légumes
( le coq et les poules de l'année précédente) fromages de la ferme, riz au
lait ou fruits de saison,cite,café et pousse café...

Ce jour l'activité était grande . Les batteux se répartissaient sur le tas de gerbes,

Il y avait ce jour les broqueteurs, le délieur, les porteurs de grain: des hommes forts dotés de larges épaules étaient choisis pour monter les sacs ( de 80 kg environ ) au grenier .
Il y avait aussi les ramasseurs de menues pailles, de balles, mise dans un grand sac de toile ; les botteleurs, les porteurs de bottes de paille, à chacun sa tâche bien définie .

La balle d'avoine très souple était mise de côté pour confectionner des paillasses destinées aux lits d'enfants.

Ah! la première gerbe avalée par la batteuse je me souviens bien de ce bruit d'averse des premiers grains précipités sur la grille.

J'aimais bien cette odeur de pailles fraîches.

Les hommes ne s'arrêtaient que pour boire un coup de cite ou pour s'essuyer le front avec

Un de ces larges mouchoirs à carreaux bleu-violet, ben oui il fallait au moins ça .
Maman passait avec sa bouteille de cite (cidre ) et quelques verres" vous la voyez sur la photo avec sa bouteille" , chacun buvait l'un après l'autre...Les gorges étaient souvent sèches, le cidre de la ferme était doux ..
Il fallait  repasser souvent , si non on entendait les jurons de quelques assoiffés.
Bon dieu, le chien est attaché à la champieure ici!... Sans un mot, entre deux gerbes,
Ils saisissent le verre.. tendu, le laissent remplir disant simplement quand il déborde
" c' ben! avalent d'un trait le cou tendu ! les barbillons  et bourriers de balle d'avoine et d'orge
nageant à la surface, ça fait parti du tout !.Et disent en remerciant:
Oh! ça fait ben pu de bien qu'un coup de pied au cul ça !
C'est dans le même seau que tout le monde se lave les mains, l'eau est noire, les torchons aussi ,
 mais personne n'est contrarié. C'est la même crasse faite de sueurs,
 paille et poussières qui recouvrent ces hommes depuis le matin .

Ils sont bien fatigués,  à la fois , frères de fatigue, d'épuisement et de contentement.

Car ce jour était aussi une journée de rencontre .


cite= cidre
champieure=champlure








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10 février 2006 5 10 /02 /février /2006 00:48

 

Vous donnez votre langue au chat  ?

 Alors voici à quoi ces mots correspondent

Aboboter : s'attacher à rien Anguiâs: compote de prunnes

Anuit: aujoud'hui. Apadencée : pendre, .

Arrocher: jeter, lancer. S'arrocher, se précipiter se jeter sur

ex: le bouc s'est arroché amont la bique .

Baner : pleurer, pigner

Bedouiner :  travailler tard le soir

Berdancée: .,recevoir une berdancée ( correction) avoinée.

Baniau: une banne, un petit tombereau.

Berlaudée: parler à tord et à travers, prendre son temps .

Binet: beignet . Bironner : loucher.

Bouiner: lambiner, s'occuper à ne rien faire .

ne dit on pas : qu'estce que tu bouines ?

Bousine: machine .Buttiot: petite meule de foin

Champieure:  chanteplure, puette

Chiferniau: mouchoir.

Cornailler: donner des coups de cornes, Gosser.

Cossiau: récipient, cassin .

Crouiller: fermer au verrou, crouiller la goule à la télé.

Cusser: gémir, geindre, pigner.

Floner: énerver, courroucer

Fouger: fouiller, la taupe fouge.

Gadouelle: sabot, godillot, godasse.

Gillouilette: Gigue dansée en Sarthe .

Goutte: eau de vie

.Grenot: Haricot blanc ceuilli en graine avant maturité.

Hucher: grimper, percher, jucher

Houaler: heler, appeler, juper

Hucher: grimper, percher, jucher.

Nousille: noisette. Pétasser: toucher à tout, tripoter.

Râcau:  geai, corbeau.

Avoir une soufiée:Avoinée(volée de coups), cuite.( biture )

Avoir la goule en chemin :, Avoir la goule bien emmanchée:

( parler sans cesse )

Comme tu veux tu choises: fais à ta guise.

Tirer au renard: Refuser d'avancer.

Tailler la soupe: Y ajouter des morceaux de pain .

Avoir la gorge à la dévalée: Boire beaucoup et vite.

Gricher de la goule : Faire vilain,faire la grimace.

Se faire une fricassée de museaux: embrasser à la ronde

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4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 11:27

 

Bécassine, vous me direz , rien à voir !...mais Bécassine née en 1905 est

toujours d'actualité. Le language (qui s'amenuise avec les générations) que lui tenaient ses admirateurs était aussi celui-ci de  la Sarthe et départements limitrophes.

Voici quelques mots ou expressions sarthoise couremment employés

A vous de traduire:

Aboboter. Anguiâs. Anuit. Apadencer. Arrocher.

Baner. Bédouiner. Berdado. Berdancée. Baniau. Berdancer.

 Berlauder. Binet. Bironner. Bouiner. Bousine,.Buttiot. Champieure. Chiferniau

Cornailler. Cossiau. Crouiller. Cusser, Déberteler. Encrouiller Floner

Fouger. Futé. Gadouelle, Gigouillette. Goutte. Grenot. Hucher. Houaller

Nouseux. Nousille, Pétasser, Râcau,

avoir unne souffiée.

? ? ? ? ? ? ? ? ?

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30 août 2005 2 30 /08 /août /2005 22:00

Les lits étaient rebondis par les matelas et couettes garnies de plumes d’oies, de gros draps de cotons, couverture recouverte d’un couvre pied  de laine uni d’un côté, cretonne fleurie de l’autre…traversin et deux gros oreillers !   

Quand on faisait le lit nous devions battre avec le bâton « de lit » la couette pour la remodeler.  

L’été nous profitions de belles journées pour aérer les couettes et matelas afin de leur redonner du volume.  

 Ca faisait chaud et haut, c’est pour ça qu’on disait : on va monter au lit.

 La toilette     

 

 Le dimanche matin c’était la grande toilette dans la bassine.

Cette espèce de louche "appelée godet"  servait à prendre de l’eau qui sortait par sa queue ; une fois remplie c’était comme un robinet. L’eau s’écoulait sur le pavé légèrement pentu vers l’extérieur…  

  Papa ne se rasait pas tous les jours, juste avant de se changer quand il avait une course à faire, soit une réunion du conseil municipal ou la livraison de sa récolte à "Le maraîcher sarthois" il choisissait  l’heure la plus lumineuse du jour devant un petit miroir accroché à une pointe entre la porte et la fenêtre ou en dessus de l’évier en ciment.

 

Il fallait prévoir de mettre de l’eau à chauffer soit au bain marie de la cuisinière à bois, soit dans la marmite.

 Puis il affûtait longuement sur un cuir à double face, son coupe- choux. Puis après avoir enduit de savon Gibbs son menton plus rude qu’un blaireau, il commencait un grattage en règle… je me souviens du crissement du rasoir.

Ensuite la toilette était vite expédiée avec un coin de serviette mouillée dans une cuvette en émaillée ou galvanisée et du savon de Marseille, c’était pour toute la famille pareille, nous ne connaissions pas les gants de toilette.

Selon le vent      

Je me souviens des cloches des églises! nous les entendions au loin dans le calme de la campagne, selon le sens du vent nous entendions Allonnes, Pruillé le chétif, st Georges du plain ou du bois, Rouillon  et tout le Mans

Le dimanche et fêtes elles sonnaient presque toutes en même temps, il y avait messe partout.

Elles sonnaient les évènements heureux baptêmes, mariages ou le glas pour annoncer qu'un paroissien était parti pour l'au delà.

Matin, midi et soir c'était pour l'angélus (prière ). Pour nous en fin de journée, ça voulait dire qu'il était  7h: les montres et horloges étaient souvent réglées en fonction des angélus*

Les cloches étaient sonnées par le sacristain, un enfant de coeur ou une bonne âme de la commune.

Les cloches des églises paroissiales avaient un language et jouaient un rôle important dans nos vies.


 

 texte en sarthois 

Des petits pois

Des menteries ça ? non, pour sûr, embobiner les gens, c'est point mon habitude à moi.

Vous connaissez tous le gars Guste, bordéger à la petite lande.

L'autre soir, son gars, vla t'y pas qu'y lui dit  en rentrant de l'école:

- Le maître d'école, y m'a dit que c'est point des sapins qu'y a par chez nous, c'est des pins, même il nous a appelé ça des pins maritimes.

Entendre une pareille affaire, le gars Guste s'est monté la tête d'un coup. La mine y a drugi pour de bon .

- En v'là une devinée. Les pins c'est dans c' te forêt. C'est point personne qui va veni nous apprendre si y a des sapins à st-mars. Je suis venu au monde ici, les sapinettes tombant pour ainsi dire dans la marmite par la cheminée. Et j'ai gardé mes vaches dans ces landes de Rhonne, a mangeaient de la pivardaine et des sapinettes et elles avaient même plus de lait dans les cornes que dans le pé.

Avoir son père si affoné, gars Gène a cru bon de faire comme les fouquiets: changer de branche.

Le maître d'école , y m'a dit aussi  que les pois que tu m'as donné pour la leçon , c'est point des pois.

- De què?  Que mes pois c'est point des pois ? Et pi què encore ?

-Eh ben!... Que tes pois y s'appelant des haricots.

Le gars Gène, il a ben cru qu'il allait se faire piaquer la goule, son père y poussait les yeux à sa rencontre.

-Les pois ne seraient pas des pois ! pourtant pour faire maître d'école, faut point être bourri. Faut même être ben esprité. N'empêche, je le défie de trouver dans le canton un jardinier qu'appelle plus les pois les pois. Et, même, n'importe quel jardinier y dirait à ton maître d'école, qu'y a deux sortes de pois: les pois de pied ou à rames et les pois ronds, c'est point pareil en tout . Mais c'est des pois tout de même.

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29 août 2005 1 29 /08 /août /2005 22:00

A la campagne !... dans les bourgs tout le monde se connaissait, il y avait de la vie!

Il y avait au moins une épicerie, un boulanger, un café, un boucher charcutier, un maçon, un cordonnier, des couturières qui se déplaçaient de ferme en ferme, aussi des ouvriers agricole

La plupart de ces personnes se déplaçaient à pied ou à vélo et travaillaient à la journée.

Sans oublier qu'il y avait un bureau de poste et un curé dans chaque commune.

Aujourd'hui!... Avec la recherche il y a beaucoup de progrès dans tous les domaines et j'apprécie. Dommage il y a beaucoup moins de communication , les personnes ne se connaissent pas, s'ignorent, surtout dans les blocs de la  ville.

La destruction du gui sur les pommiers était obligatoire, car le gui perce l’écorce de l’arbre, tire la sève des pommiers qui produisent moins et puis se propage partout sur les pommiers voisins par les oiseaux ; les gendarmes parcouraient la campagne en voiture ou à vélo pour  vérifier dressaient des contraventions aux  responsables peu consciencieux.

Le cidre

J’entends encore le clic-clac du pressoir à main.   

Avec le cidre les paysans faisait de la goutte, la tolérance ou dépendance dépendait des personnes.   

Les uns prenaient une arme ou une larme, les autres un sanglot.   

Un patron qui n’aurait pas payé sa goutte n’avait pas d’amis ; la bouteille restait en permanence sur le bout de la table. Le faiseux de goutte passait de ferme en ferme avec son alambic de cuivre rouge et brillant, tout le monde à la campagne faisait brûler. Ca en produisait des rincettes et des pousse-café ! …   

Ca rend-t’i ben ?  

Santé

 

Les gens n'appelait le médecin que dans les cas d'urgence seulement . Les femmes accouchaient chez elles d'ou de nombreuses complications.
Pour guérir un bobo, une coupure profonde provoquée par un couteau, une faucille ,une serpe... le remède le plus classique  et le plus utilisé c'était la goutte ( eau de vie ) mise dans un verre: moitié sur la blessure , moitié bue par les amateurs.
Les remèdes dits de bonne femme étaient régulièrement pratiqués.
Le sirop de loches, par exemple: de grosses limaces bien rouges rammassées le matin à la fraîche, mises dans une passoire avec du sucre ce qui leur faisait dégorger leur jus: ce sirop était le remède employé pour les maux de gorge et la toux.
Très efficace parait il, mais moi je n'ai jamais goûté.
Le magnétiseur, on allait s'y faire toucher.
Pour les entorses, nerfs démis, c'était le rebouteux qui remettait les membres à leur place. Je me souviens papa m'y avait emmené sur le porte bagage de son vélo.

 

Tous les midis scolaire ma grand mère m’accueillait toujours avec le sourire je me souviens quel courage elle avait (avec ses ulcères variqueux qui lui contournaient la cheville) elle se levait tôt le matin, pour vendre sa récolte de fruits, légumes et fleurs en poussant sa charrette à bras. Un petit café par ci, un petit gâteau par là, ses clientes étaient aussi des confidentes et amies.

                   

 

 

 

 

 


  La lumière

 

Nous n'avions donc pas la fée électricité! pas de lumière,

C'était la lampe à pétrole dans la cuisine, la lampe pigeon dans

la chambre. Il y avait aussi la lampe à carbure.

La lampe tempête à pétrole, elle servait pour se déplacer à l'extérieur

. et dans les étables. Eulâ !... Vous en avez une belle chandelle

C'était le falot.

 


 

le tablier de Grand' mère

                                      

                                                                     

 

Le principal usage du tablier de Grand' mère était de protéger la robe de dessous, mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau; il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs fêlés qui finissaient dans le fourneau de la cuisinière à bois .

Quand des visiteurs arrivaient, le tablier  servait d'abri à des enfants timides; et quand le vent était frais, Grand' Mère s'en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois .C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.

Les deux coins noués ensemble ,il servait à mettre les haricots verts,quand le giron était plein il fallait le vider et recommencer jusqu'à la fin de la ceuillette.

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes.  Après que les petits pois aient  été récoltés venait le tour des choux. En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.

Grand' Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes  sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse.

Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec qu'elle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière et aussi vite remiser à un clou derrière la porte de la cave.

Il était long et enveloppant, souvent en coton bleu avec de fines rayures blanches, les bretelles croisées au dos . 

Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier indipensable et qui servait à tant de choses.

 


 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 A méditer

Un jour, un médecin constatera que mon cerveau a cessé de fonctionner et qu'irrémédiablement  ma vie s'est arrêtée.
Quand cela arrivera, voici mon testament
- Donnez mes reins à celui ou celle qui jour après jour, semaine après semaine  va devoir pour vivre être contraint (e) d'être dialysé (e) via une machine .

- Donner ma vue  à une personne qui n'a jamais regardé le soleil se lever, n'a jamais pu voir le sourire d'un enfant ...
- Donner mon coeur  à une personne à qui le sien  n'a jamais procuré  que des souffrances
- Donner ce qui il y a de meilleur afin de redonner vie  à quelques personnes  dans le besoin
- Brûler ce qui reste de moi et disperser mes cendres afin qu'elles fertilisent notre terre et y fassent pousser des fleurs magnifiques.
- Si vous enterrez quelquechose, que ce soit mes fautes, mes faiblesses et tout ce que j'ai fait de mal vis à vis de mes semblables.

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