la nature,les travaux manuels, promenades, jardin. Les voyages quand j'en ai les moyens
Pour les lapins, nous allions ramasser de l'herbe aidé d'une faucille!...pas facile car c'était une faucille de droitier.
De l'herbe ! Mais pas n'importe qu'elles herbes: pas d'herbes mouillées.Surtout pas de trèfle qui les faisait gonfler, pas d'herbes trop tendre qui leur donnait la diarrhée, pas de mourron rouge qui les empoisonnait . Bien triste sort, pauvre lapin qu'on assommait d'un coup de gourdin, puis que l'on pendait par une patteet puis deux pour leur arracher un oeil, le sang giclait dans un bol ou nous avions pris soin de mettre du vinaigre, ce sang était utilisé pour faire un civet. Avec un couteau on entaillait le pourtour des pattes et l'on tirait la fourrure jusqu'à la queue, ainsi déshabillé, la peau était retournée puis bourrée de pailles ou tendue sur une baguette de coudre que nous ramassions dans la haie.
Je me souviens du gars R'né, pauvre homme ! qu'il a dû souffrir ... Il était imprégné de suint et de graisse. Nos chiens ne l'aimaient pas, ils étaient hargneux et quelquefois la chaîne cassait. Il lui arrivait de faire la sieste dans un fossé
Il passait à vélo et chargé comme un âne , il criait ! Vous avez quelquechose la maîtresse ? Si c'était un lapin blanc, la peau était plus chère, il repartait en criant : peaux de lapins ,peaux , chiffons , peaux.
J'ai vu mon père... mettre des peaux de lapins retournées, le poil à l'intérieur, attachées au guidon de son vélo pour se protéger du froid .